EDITO

Première étoile  
(par fabcentkm) ou Fab******  

Quand je me suis décidé à créer un blog, je l'ai fait en me disant que j'allais pouvoir faire profiter de mon expérience en course à pied à d'autres coureurs, expérimentés ou non.

J'avais aussi envie de faire une synthèse de mon passé de coureur. Au bout de 20 ans de pratique régulière (à ce jour), où j'ai accumulé une expérience sur toutes les distances allant du 10 km (voire moins, par exemple les cross) au 100 km , avec une incursion dans le monde de la course horaire (et un premier 24h encourageant où j'ai parcouru 191km, rapidement confirmé par un second avec 190,7km), j'ai participé à plus de 350 courses (c'est peu diront certains) dont la majorité (231) étaient des courses d'au moins la longueur d'un marathon (c'est beaucoup diront d'autres). J'ai noté tous mes temps de passages sur à peu près toutes les courses auxquelles j'ai pris part, ainsi vous pourrez vous rendre compte que des erreurs, on en fait à tout âge et à tout niveau, mais que l'on peut aussi progresser si l'on suit un bon entraînement. A ce propos, j'ai commencé à "recopier" mes premiers carnets d'entraînement, de 1989 à 1995 : préparations à mes premiers marathons, à mon premier 100km...

L'année 2005 a représenté pour moi le franchissement d'un palier dans l'ultra distance : j'ai participé et terminé la Transe Gaule qui est une course par étapes qui part de Roscoff (dans le Finistère) et qui se termine à Gruissan-plage (qui se situe à côté de Narbonne dans l'Aude). Au total, j'ai parcouru 1150 km en 18 étapes sans journée de repos. J'ai fait un large compte rendu de la course, de ses à-côtés, de ses moments de bonheur ou de souffrances. J'y ai gagné ma première étoile, d'où le nom de mon blog.

Cet exploit, nous étions 24 à le réaliser en 2005 (sur 24 partants !).

En 2006, j'ai remis ça et j'ai gagné ma seconde étoile (mais je ne vais pas changer le nom de mon blog pour autant). Quand je me suis inscrit, tout comme 37 autres coureurs, mon but était de faire Roscoff-Gruissan-plage sans bobos. J'y suis parvenu, en adoptant une démarche prudente. Ce n'est pas parce qu'on a déjà couru une course qu'on la connaît parfaitement. Donc, j'ai couru avec le frein à main pendant les 13 premières étapes, et une fois la troisième semaine de course entamée, j'ai pu enfin me faire plaisir et courir à un rythme un peu plus soutenu, correspondant mieux à mon niveau. Ceux qui n'ont pas adopté cette démarche prudente se sont "brûlé les ailes" et ont connu soit l'abandon soit les affres de la course-galère avec son lot de souffrances.

En 2007, je suis de nouveau parti pour cette grande promenade à travers la France. J'ai gagné ma troisième étoile ! Et cette fois-ci, j'ai couru sans retenue sauf, bien sûr, lors des premières étapes où il me fallait quand même être prudent et ne pas tout gâcher sur un moment d'euphorie non contrôlée. J'ai réellement pu mettre en action mon esprit de compétiteur et cela m'a bien réussi car je finis cette édition à une allure et dans un état de fraîcheur que je n'avais pas imaginés.

En 2008, pour préparer la TransEurope du printemps 2009, j'ai à nouveau  souhaité courir la Transe Gaule, ce que j'ai réussi à faire, améliorant par là même mon précédent record. J'ai donc conquis une quatrième étoile avant de m'attaquer au gros gâteau que fut la TransEurope 2009. Je n'ai pas réussi à atteindre mon objectif premier qui était d'arriver au Cap Nord après être parti de Bari (en Italie), une vilaine infection à un doigt de ma main droite ayant nécessité une opération en urgence me fit arrêter l'aventure à 10 étapes de la fin. J'ai néanmoins couru 3764,8km en 54 jours, mais il me manquera à jamais les 722,9km des 10 dernières étapes pour être un finisher de cette transcontinentale.

Au mois d'août 2010, j'ai pris le départ de ma cinquième Transe Gaule avec pour objectif de gagner une cinquième étoile, ce que j'ai réussi à faire. Ce ne fut pas aussi évident que ça malgré ma grande expérience des courses à étapes; j'ai l'impression que la TransEurope avec son dénouement "accidentel" a bien entamé mon potentiel confiance et surtout que physiquement j'en conserve toujours des séquelles. J'ai vu après quelques étapes que cela n'allait pas être une partie de plaisir plutôt une grosse galère. 

Comme tous les étés depuis 2005, j'ai couru une nouvelle Transe Gaule en 2011 et j'ai réussi à y glaner une sixième étoile et mon prochain objectif sera de prendre ma revanche sur le sort et de courir intégralement la TransEurope 2012 qui partira de Skagen au Danemark et se terminera à Gibraltar, 4200km plus loin.

En vous souhaitant une bonne promenade sur ce blog qui va continuer d'évoluer au fil des jours et des entraînements ou compétitions.

à+Fab******

 

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blason-20sslf-201.jpg 150px-23030 - Blason - Bourganeuf

 

Etape chaude et humide, tellement le taux hygrométrique était élevé : j’étais déjà trempé de sueur au bout de 10 minutes, le temps de quitter St Sulpice et d’entrer dans la campagne encore embrumée. Le paysage était agréable, les routes assez belles avec nombre virages et montées ou descentes. J’accélérais comme à mon habitude après quelques km d’échauffement, mais je sentis vite que je ne pourrais pas courir aussi vite aussi longtemps que la veille. Mais mon allure me convenait et je prévoyais déjà quelques difficultés pour la seconde partie de l’étape.
Le groupe des 10 avait depuis longtemps creusé le trou et seul Jean Michel avait couru à mon rythme avant de lâcher prise. Je gardais néanmoins en vue au gré des lignes droites Thierry P. l’ombre et la relative fraîcheur lourde du petit matin avaient maintenant laissé place à une chaleur plus brute et je souhaitais trouver des portions de route avec de l’ombre. Je rattrapais Erwin, souffrant d’une sciatique, le dépassais et filais vers Bourganeuf où ma 100ème arrivée d’étape de Transe Gaule m’attendait. Il restait de longs km au soleil avec du dénivelé, mais je m’accrochais et le soulagement fut égal au bonheur de terminer sans trop de bobos cette 100ème. Le chrono n’était pas le meilleur de mes TG (deuxième temps, à plus de 5 minutes) mais me satisfaisait.
Les copains, JP et Vincent vont arriver beaucoup plus tard et après une grosse journée comme on ne le souhaiterait à personne ils étaient vidés, mettant de longues minutes à récupérer et sans doute à cogiter. Heureusement, quelques heures après tout était redevenu comme avant, avec rigolades et chambrage comme il se doit.
Le lendemain, une petite mais chaude étape nous attendait, il fallait récupérer, hors du gymnase, véritable étuve, si bien que nous nous sommes installés dehors à l’ombre.

 

 

Vendredi 19 Août 2011

TG05

TG06

TG07

TG2008

TG2010

TG2011

Km parcourus

 

 

 

 

 

 

 

 

(10a) Saint-Sulpice-les-Feuilles

 

 

 

 

 

 

0

(10b) La Souterraine

1h31

1h41'

1h29

1h28

1h28

 

14

(10c) St-Priest-la-Feuille

2h22

2h38'

2h17

2h15

2h18

 

21

(10d) Bénévent-l’Abbaye

3h58

4h23'

3h45

3h41

3h48

 

35

(10e) Mourioux-Vieilleville

4h38

5h04'

4h21

4h14

4h27

 

40

(10f) St-Dizier-Leyrenne

5h54

6h17'

5h24

5h16

5h29

 

51

(10g)  Masbarand-Mérignat

6h42

7h15'

6h16

6h08

6h24

 

59

(10h) Bourganeuf

7h11'50"

7h47'02"

6h41'18"

6h32'44"

6h55'59"

 

62

 

 

 

 

 

 

 

 

Classement de l’étape :

9

15

7

13

17

 

 

Moyenne  de l’étape :

8,614

7,965

9,266

9,473

8,943

 

 

 Classement Général :

13

20

9

16

16

 

 

Moyenne générale :

8,107

7,836

8,924

9,394

8,788

 

 

Temps cumulé

79h11'16"

82h03'33"

72h03'08"

68h26'50"

73h10'09"

 

 

Distance cumulée

642km

643km

643km

643km

643km

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour cette étape assez longue, 69km, parce que supérieure à la moyenne quotidienne (64km), JB avait constitué deux groupes, celui des 10 plus rapides de la veille dont je ne faisais heureusement pas partie et le « reste du monde ». Notre groupe partait à 6h00 et l’autre à 6h30.
Nous n’étions pas nombreux à avoir pensé à prendre la frontale et je me retrouvais ouvreur dès le départ donné. D’abord la rude montée partant du château pour amener au village, que j’ai effectuée en marchant, puis un long faux plat où je me mis à courir et quelques hectomètres plus loin je me retrouvais seul en éclaireur, personne n’ayant réussi ou tenté de suivre mon rythme. J’avais une fois de plus le MP3 vissé sur les oreilles et réglé en mode aléatoire. Les km défilèrent et je rangeais la lampe dans ma pochette ventrale. Je transpirais abondamment, mais l’air encore frais me rafraîchissait. Néanmoins il faisait lourd et je pensais déjà à ma stratégie de ravitaillement : quelle quantité de liquide boire et quelle nourriture avaler.
Premier ravitaillement, les écarts étaient paraît-il importants ave mes suiveurs. Mon GPS annonçait une moyenne totale supérieure à 10km/h. je traversais la commune de Le Blanc, accompagné quelques temps par les gendarmes qui se rendaient à la caserne devant laquelle la course allait passer. Ensuite, la campagne, le désert, avec de temps à autres une voiture arrivant roulant à vitesse excessive. C’est sans doute habituel pour les premiers de rencontrer ce genre d’automobilistes qui par la suite doivent lever le pied constatant qu’il n’y a pas un seul et unique joggeur, mais une armée fluo d’oranges et de citrons pressés. Au km 26, Jean Jacques Moros me reprit la demie heure de son départ décalé, puis ce fut au tour de René (km28) et un peu plus tard Titi Douriez (km36).
Les kilomètres défilèrent à plus de 10 jusqu’au 40ème km environ et le ravitaillement N°3. Là, je pris mon temps et repartis un peu usé par mon rythme soutenu des premières heures. Je me fis rejoindre par Jobst, puis Erwin et je commençais à rentrer dans le dur : les routes à longues lignes droites sans trop de portions ombragées ne sont pas pour me redonner l’envie de remettre les gaz.
Au sortir du ravitaillement suivant, je savais que la mi-course allait arriver, au km57, et je commençais à repenser à ma mésaventure de l’an passé où j’avais eu une nouvelle petite tachycardie qui m’avait contraint à marcher et m’arrêter m’allonger à plusieurs reprises. J’y pensais et je contrôlais mon allure et mes sensations pour ne pas la déclencher. Je reconnus mes lieux d’arrêts et avec un certain soulagement je pointais au ravitaillement suivant, le dernier. Guy me rattrapa et me dit qu’il n’allait pas pouvoir me suivre, moi qui en repartais. Un quart d’heure plus tard … il me dépasse comme un avion avec Carmen à ses trousses. Comme l’an dernier, je me retrouvais avec cette excellente coureuse allemande qui cette année donne tout son potentiel car non touchée par de quelconques blessures. Elle me proposa de terminer avec moi ce que j’acceptais sous réserves que je puisse la suivre. Mais elle n’a pas eu à ralentir, elle était quand même un peu fatiguée et je me suis accroché dans la dernière longue côte qui mène à l’arrivée. On finit ensemble, mais elle a couru une demie heure de moins que moi car faisant partie du groupe des 10 rapides elle était partie après mon groupe des « seconds couteaux ».
Ce départ décalé m’a donné la chance d’arriver dans le top 10 (9ème) car Catherine M. et Vincent .P ont mis 2’ de plus que moi, ce qui ne serait pas arrivé sans doute si nous étions partis ensemble.
J’étais satisfait de cette étape, établissant par là même ma meilleure performance sur mes 6TG, performance améliorée de plus de 10 minutes.
En ce qui concerne les copains, ils ont été très ralentis par leurs blessures anciennes ou naissantes et j’avais un peu le cœur gros de les savoir en galère.

90 minutes de Zazie pour m’amener au premier ravito en 1h30 environ. Les paysages traversés, grands champs de maïs, de colza ou autre plantes constituant un joli damier polychrome dans l’aube où le soleil levant rougeoyait et colorait quelques nuages d’altitude. La journée s’était annoncée belle et chaude, pour le moment elle était belle et juste à point au niveau température. On verrait plus tard.
Après Zazie, le groupe Il Divo (des italiens) prit le relais et là, j’avais l’impression d’être à bord d’une grosse cylindrée sur une quelconque autoroute italienne de bord de mer. L’asphalte était lisse, la foulée dégoulinait et moi j’avalais les kilomètres avec avidité. Parfois j’avais l’impression d’être dans une salle de spectacle et les tournesols étaient autant de petites têtes de spectateurs (là, j’ai repris à mon compte une remarque faite hier par Angela qui nous avait fait bien rire mes deux potes sudistes et moi). Mais pour ne pas rompre la poésie de cet instant, je chassais de ma tête ce souvenir pour ne pas me prendre un gros fou rire tout seul. En tout cas j’avais une grosse pensée pour ma sœur et son ami qui m’ont fait découvrir ce groupe (quoique le mot groupe dévalue un peu cet ensemble de chanteurs) et j’avais un millier de souvenirs de la semaine passée à Belle Île en juillet qui ressurgissaient, les larmes m’en montant un peu aux yeux, pour me calmer et ne pas sombrer dans le « nostalgisme » j’en remettais une couche et passais à une cadence encore plus rapide.
Il Divo m’amena aux portes de Châtellerault et ce fut au tour de Christophe Willem de m’accompagner : sympa le mec, il a une belle voix et en plus il n’arrêtait pas de me chanter « Jacques a dit cours, Jacques a dit vole », et c’est vrai que je volais toujours, je planais, mais je restais néanmoins attentif car la traversée de la ville, comme dans toutes les grandes villes, pouvait s’avérer dangereuse et le risque de se tromper d’itinéraire était plus grand, même si je commence à le maîtriser.
A la sortie de Châtellerault, Christophe me laissa continuer ma route après le ravitaillement où la grenadine a coulé à flots dans ma gorge assoiffée et dans mes deux bouteilles afin de tenir la soif en respect jusqu’au prochain poste situé 10 bornes plus loin.
Amy Winehouse avait pris le relais et par une coïncidence comme seules les coïncidences peuvent le faire, le titre qui passait était « Back to Black » au moment même où un convoi de véhicules funéraires nous dépassa (pour ceux qui ne réussissent pas à voir le rapport, allez sur Youtube ou dailymotion et regardez le clip d’Amy correspondant à ce titre et vous comprendrez). La sortie de cette grande ville, grande en comparaison avec les dizaines de communes rencontrées depuis Roscoff, marqua chez moi les premiers symptômes d’un ralentissement. Déjà, la moyenne avait baissé en raison de mon arrêt aux stands un peu plus long qu’à l’habitude, mais elle n’allait plus progresser parce que le parcours allait commencer à devenir houleux. Un premier coup de cul au km 33 pour arriver à Targé puis une succession de creux et de bosses jusqu’à la route de Pleumartin. Comme par un grand hasard, le ciel avait commencé à tourner du beau fixe à une couverture orageuse : on voyait les nuages bouillonner dans le ciel et je me demandais quand j’allais tout prendre sur le museau et pendant combien de temps.
Le ciel me laissa tranquille pendant une quinzaine de bornes, dont plus de 10 effectués sur une route longue et monotone où j’essayais de garder dans ma ligne de mire Guy et Thierry qui m’avaient repris au ravito du km40. Ils m’avaient déposé sur place profitant de mon extrême lenteur à me ravitailler, mais chez les M et M’s (Marcel et Marie) j’aime bien lire le proverbe du jour et en inventer un aussi. Là, j’en ai repris un que j’avais déjà inventé il y a quelques TG et que je ressors à chaque fois : « il pleut, il pleut Martin » (sur l’air de la bergère faisant allusion à Pleumartin, prochaine ville où se situait le ravito suivant). La longue route face au vent qui s’était levé fut pénible, j’étais incapable de relancer et je stagnais à 9,5km/h, m’octroyant quelques pauses marchées à la « Müller » ou quelques décamètres façon « mémé qui cherche ses lunettes » (ceux qui se demandent encore ce que c’est n’ont qu’à venir me voir sur les 24 heures ou autres courses de longues distances.
Pleumartin, km 50, où miss grenadine recoula à flots, j’en repartis encore plus fatigué, mes deux coureurs-repères ayant disparu depuis belle lurette, j’étais tout seul et abordais la dernière partie de l’étape en me disant que j’étais dans les temps pour faire un truc correct de l’ordre de 9,5 de moyenne sur l’étape. Mais pour cela, il ne fallait pas non plus commencer à cueillir des mûres pourtant nombreuses et appétissantes.
L’orage me rattrapa et me doucha peu après la sortie de Vicq sur Gartempe à 3 kilomètres du but. Ça faisait un bien énorme mais j’ai pensé à ceux qui étaient blessés avec les pieds endoloris et je me dis que ça n’allait pas être évident pour eux. Je terminais mon étape par la petite mais très pentue descente vers le château en ruine d’Angles sur l’Anglins, non sans un grand soulagement mais avec aussi le souvenir des 4 premières heures passées à planer au-dessus de la route.
Au final, j’ai consulté mes archives et ai constaté que c’était ma seconde meilleure 8ème étape de toutes mes TG, à 1’07’’ de ma MP de 2008, et à la 11ème place encore une fois.
Les copains du forum ADDM n’ont pas tous passé l’étape de la même façon : Titi fait second à 17’ de Jean Jacques Moros, vainqueur une nouvelle fois de l’étape (mais hier il était arrivé main dans la main avec Titi), Guy termine 9ème en 6h20’55’’ et me colle un bon quart d’heure en 23 bornes, Jean-Pierre 13ème en 6h56 suivi à 1’30’’ de Nadine, puis viennent Vincent handicapé par une tendinite d’Achille (côté droit) de compensation suite à une légère inflammation de son releveur gauche en partie résorbée (il a dû marcher deux heures et finit en 21ème position en 7h49) et enfin Bruno Manitas, 26ème en 8h21.
A cette heure, Nicole, la femme de Gérard, nous paie un coup à boire pour son anniversaire... et après on va dîner en ville :trinque:

A+Fab*****

8ème étape

250px-86167 - Blason - Monts-sur-Guesnes ANGLES-SUR-L-ANGLIN-86.jpg

 

  Les quatre premières heures de cette étape auront constitué une de mes meilleures tranches de vie sur toutes mes Transe Gaule, rejoignant l’état de plénitude absolue connu lors de certaines des grandes étapes de 2007.
La musique qui m’a accompagné n’est pas pour rien dans cette partie riche en émotions.
Tout d’abord, le départ, donné à 6h30 de Monts sur Guesnes, la sortie du village par de petites ruelles inconnues, sous un ciel clair où la lune pas encore couchée nous accompagna quelques kilomètres et surtout l’état de fraîcheur de mon organisme. Pas de tensions, pas de restes de quelque épopée inconsidérée, pas de maux de ventre ou de digestion difficile, rien, sinon toujours dans un coin de mon cerveau pour rester lucide ma petite épée de Damoclès (concernant le cœur).
J’avais mis le lecteur de musique sur la fonction « albums » et le premier qui sortit fut Zazie. Et bien tant mieux, un petit Zazie sur la route et pas dans le métro, ça me convenait. J’ai rapidement trouvé un rythme de croisière me faisant courir à 9,5 puis progressivement à un peu plus de 10km/h ce qui, d’après le GPS, me faisait une moyenne depuis le départ de 10km/h (ah oui, les chiffres, toujours les chiffres, sacré Fab !).

 

(Pour lire la fin de ce CR il faut aller dans l'article suivant. Fab est trop bavard : l'article ne tenait pas sur une page ! Pascale)

 

Mercredi 17 Août 2011

TG05

TG06

TG07

TG2008

TG2010

TG2011

Km parcourus

 

 

 

 

 

 

 

 

(8a) Monts sur Guesnes

 

 

 

 

 

 

0

(8b) Berthegon

0h32

0h33

0h30

0h27

0h28

 

4

(8c)  Orches

1h08

1h08

1h01

0h56

1h00

 

9

(8d) Sossais

1h55

1h53

1h39

1h30

1h39

 

15

(8e) Thuré

2h39

2h40

2h19

2h11

2h22

 

22

(8f) Châtellerault

3h08

3h11

2h43

2h32

2h48

 

26

(8g) Targé

3h57

4h05

nc

3h18

3h38

 

33

(8h) Senillé

4h28

4h37

3h51

3h47

4h06

 

37

(8i) Pleumartin

6h20

6h29

5h16

5h14

5h37

 

51

(8j) Vicq sur Gartempe

7h25

7h43

6h15

6h11

6h41

 

59

(8k) Angles sur l’Anglin

7h54'08"

8h12'02

6h40'37"

6h35'11"

7h06'25"

 

63

 

 

 

 

 

 

 

 

Classement de l’étape :

14

20

8

16

17

 

 

Moyenne de l’étape :

7,972

7,682

9,435

9,565

8,865

 

 

Classement Général :

 

 

10

14

16

 

 

Moyenne générale :

8,136

7,851

8,865

9,397

8,741

 

 

Temps cumulé

62h48'19"

65h12'38"

57h45'29"

54h29'00"

58h34'28"

 

 

Distance cumulée

511km

512km

512km

512km

512km

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7ème étape

545px-Blason ville fr Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire).sv 250px-86167_-_Blason_-_Monts-sur-Guesnes.png

 

  Après une belle soirée passée en compagnie de Rudy et de sa femme, où nous avons goulûment dégusté des pizzas Vincent et moi, pendant que Jean-Pierre préférait partager le pâté et les légumes frais achetés par Guy, le sommeil réparateur de la nuit me permit d’aborder la 7ème journée en pleine forme.
Pas de blessures, juste quelques légères courbatures témoignant des 3 étapes longues qu’on venait de passer et de ma petite « attaque » de la veille (attaque contre moi-même je précise et non pas pour mettre des vents à mes copains), le petit train-train du matin de mieux en mieux organisé, je me plaçais sur la ligne de départ en totale confiance. Je mis la musique juste avant le départ, les Doors, et quand Rudy abaissa le Gwenhadu (le drapeau breton) je pris tout de suite un rythme de croisière cool. J’étais accompagné de JP, Vincent, Nadine… et laissais filer les comètes de devant que je n’atteindrais jamais, même pas en rêve, sauf grosse katastrof d’un d’entre-eux.
Au bout d’un nombre décent d’hectomètres, je passais la seconde et me mis en vitesse de croisière (10km/h) en souhaitant pouvoir tenir jusqu’au moins le km 31, où l’on repasse sur une route un peu plus fréquentée. En attendant, il y avait la voie Bonnot à faire, voie qui mène à Montreuil Bellay dont le château semble sortir de terre brusquement une fois trois petits sapins passés au sortir de la forêt. Dans la ville, comme je n’avais pas écouté le briefing, je fus surpris de voir que l’itinéraire avait changé, en mieux, pour nous faire éviter de traverser le marché et de prendre intégralement la première côte de l’étape.
J’accélérais encore un peu pour faire remonter la moyenne à 10 (elle avait baissé le temps d’un arrêt pour retirer les cailloux souvenirs qui s’étaient invités lors du passage sur la voie Bonnot. Au ravitaillement, je pris du sirop de menthe pour changer de l’eau sucrée, une banane entière et deux bouts de saucisson pour le sel qu’il contient. Je continuais ma chevauchée, porté par la musique, Noir Désir ayant succédé aux Doors suivi par Supertramp dont certains morceaux me rappelant les concerts auxquels j’avais assisté me faisaient frissonner de plaisir cumulé à la douce euphorie de courir en mode « bonheur ». je ne préoccupais pas des autres coureurs, d’ailleurs, plus personne n’était en vue devant et je n’aime pas me retourner, même si je savais les deux Vincent prêts à me passer devant. D’ailleurs, c’est ce qui se produisit au second ravitaillement (km28) où les deux V me mirent un vent. Hélas pour Gouzy, il fut de courte durée, je le repassais et pensant qu’il allait s’accrocher (il aime bien avoir quelqu’un en point de mire et c’est vrai que quelque part ça aide à tenir une cadence) je continuais et quand le km31 survint, le virage à 90° me permit de constater qu’il n’était plus là. Je savais qu’il ne voulait pas trop « taper dedans » alors je me dis qu’il arrivera bien à me reprendre un peu plus tard. Je continuais donc ma cavale solitaire de poor lonnesome runner. Jusqu’à Loudun, ce fut un peu plus dur (je ne vais pas dire moins facile, ce serait laisser penser que je ne souffrais pas encore). Le ravito du km 41 passé en 4h12 + les 2’ de pause pour remettre de la menthe dans les bouteilles et reprendre banane et saucisson après avoir englouti quelques bouts de melon et de pêche, je repris ma route sachant que je devais être patient jusqu’au km44 et la dernière grosse intersection pour retrouver mon amie la D14 (si vous vous rappelez, j’avais appris à conjuguer à tous les temps et par tous les temps « haïr la D14 » à la première personne du singulier).
Et bien, quelle surprise de me retrouver sur cette bande d’asphalte tant redoutée avec une pêche d’enfer ! Je remis les gaz et tournais à presque 10 à l’heure attendant le km52 et la voie verte précédant l’arrivée. Au dernier ravitaillement, je rattrapais presque Vincent Perrault qui repartait quand j’arrivais. Le temps de remplir mes bouteilles, cette fois de grenadine, il avait pris deux cents mètres d’avance et se remit à bien courir. Je restais sur mon tempo, ne cherchant pas à le reprendre, cela aurait été prendre des risques. Le seul objectif qu’il me restait était de faire moins de 6h et pour cela, je devais tracer à plus de 10 ! je pensais que les 5500m restants (cf mon GPS) étaient peut-être faux et que je n’en avais que 5000 à faire.
A la sortie du chemin, il restait 1400m, ça j’en étais certain et j’ai vu que ce n’était plus la peine de s’accrocher à l’objectif de moins de 6h. je finis en roue libre mais me fis un dernier plaisir à gravir la dernière côte en accélérant pour voir si les jambes « en avaient encore ». Oui, j’avais encore du jus ! Gardons-le pour demain, ça pourra toujours être utile.
J’arrivais seulement 3’ après Vincent P et Guy qui avait un peu de mal à terminer, s’inquiétant pour sa cuisse je crois.
Le temps de prendre un rafraîchissement, les copains n’arrivant toujours pas, je décidais d’aller à la salle nous réserver un emplacement correct, sachant que la salle n’était pas vaste. J’allais prendre ma douche quand j’entendis au loin qu’ils arrivaient, d’abord JP puis Vincent G à quelques minutes derrière.
On a passé l’après-midi ensemble, tantôt nous reposant, tantôt allant boire un coup ou allant faire quelques courses pour les jours à venir… Et on en a profité pour se payer quelques bons fous rires faisant oublier la journée et ses relatives difficultés.
(je ne donne pas de news des potes, le retard de postage a fait que vous avez déjà consulté les résultats et impressions par d'autres canaux)
A+Fab*****

 

 

Mardi 16 Août 2011

TG05

TG06

TG07

TG2008

TG2010

TG2011

Km parcourus

 

 

 

 

 

 

 

 

(7a) Doué la Fontaine

 

 

 

 

 

 

0

(7b) Brossay

0h46

0h45

0h39

0h41

0h39

 

6

(7c) Montreuil-Bellay

1h25

1h37

1h22

1h23

1h22

 

13

(7d) Coulon

2h09

2h21

2h01

2h00

2h00

 

19

(7 e, 7f, 7g) St Léger

3h03

2h32/3h01/3h17

2h11/2h34/2h49

2h09/2h32/2h46

2h10/2h33/2h48

 

26

(7h) Insay

4h31

4h47

4h09

4h03

4h08

 

39

(7i) Loudun

4h52

5h13

4h28

4h21

4h26

 

41

(7j,7k,7l) Rossay

5h42

6h01/6h27/6h34

5h18/5h40/5h45

5h06/5h27/5h32

5h14/5h35/5h41

 

48

(7m) Monts-sur-Guesnes

7h02'42"

7h24'50"

6h27'49"

6h14'50"

6h24'32"

 

58

 

 

 

 

 

 

 

 

Classement de l’étape : 

15

20

13

15

14

 

 

Moyenne de l’étape :

8,091

7,823

8,973

9,284

9,051

 

 

Classement Général :

 

22

10

15

16

 

 

Moyenne générale :

8,16

7,876

8,79

9,374

8,724

 

 

Temps cumulé

54h54'11"

57h00'36"

51h04'52"

47h53'49"

51h28'03"

 

 

Distance cumulée

448km

449km

449km

449km

449km

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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