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Dimanche 20 avril 2008 aura lieu le Marathon de Nantes. Ce sera la 28ème édition de ce marathon, organisé sans discontinuer depuis 1981, mais la 1ère avec la nouvelle d'organisation.
Je courrai mon 17ème marathon de Nantes consécutif, ayant commencé en 1992 à fréquenter les bords de Loire.
Depuis, que d'eau a passé sous les ponts ! Que de changements d'itinéraires !
Tantôt urbain dans sa majeure partie, tantôt expatrié hors de la ville souhaitons que le nouveau parcours alliant ville et campagne (le long de la Loire) aura trouvé le bon compromis.
Le départ situé sur les quais historiques du commerce nantais (le hangar à bananes) ...


...nous fera parcourir quelques rues du centre-ville, sachant qu'à Nantes le centre-ville n'est pas perçu de la même façon par chaque individu. Sa fréquentation et les habitudes de chacun déterminant cette notion complexe de centre-ville.
En tout cas, à défaut de le traverser, ce centre-ville, nous allons au moins en apercevoir quelques richesses...


... avant de nous en éloigner et de rejoindre une portion de parcours un peu plus bucolique à savoir les bords de Loire hors agglomération. Nous rejoindrons à cette occasion l'ancien "nouveau" parcours qui nous mènera jusqu'aux ponts de Mauves sur Loire puis nous fera revenir sur la rive gauche du fleuve avant de retraverser les deux bras ligériens sur les ponts de Thouaré et de rentrer directement au hangar en longeant le plus long fleuve français.
Pour compléter la visite de cette partie de la ville, il suffit de jeter un coup d'oeil aux photos prises dans la galerie "Promenade à Trentemoult et île de Nantes" ou sur la page d'accueil du site du marathon :
                                                          
 ici .
CR du marathon de Nantes.

3h28'08" ! Au-delà de la déception sur le coup, mais qui est passée maintenant, c'est plutôt la manière dont j'ai abordé et couru ce marathon qui m'ennuie un peu. Je raconte...

Je passe sur le récit des heures précédant la course, c'est d'un banal que je ne vais pas vous faire perdre de temps à lire ça Wink

Donc calons la K7 directement sur les derniers instants avant le départ.

Plein de monde déjà sur place au moment où je me pointe sur le site de départ, quelques connaissances à qui je ne pouvais pas éviter de dire bonjour, j'essaie de grapiller quelques mètres pour ne pas me retrouver au fin fond du peloton, mais peine perdue. Tant pis, ça me fera partir prudemment. Pan ! Enfin, je ne l'ai pas bien entendu, mais du haut de mes 1,90m j'ai vu que devant ça se trémoussait, alors j'en conclus que le départ devait être donné. 51" pour franchir le tapis de départ avec initialisation des puces, ça faisait déjà un handicap certain pour mon objectif qui était d'accrocher les 3h20', peut-être un peu ambitieux, mais j'avais les jambes normalement pour.
"Enfermé" au départ, j'ai pris mon mal en patience et j'en ai profité pour regarder le paysage et faire attention aux brusques variations d'allure de ce bon gros peloton de plus de 1500 coureurs et coureuses. La visite de Nantes-centre est sympa à faire, mais on était quand même dans un marathon et je pourrais revenir un autre jour si je voulais vraiment visiter l'île de Nantes. Donc, avec tout ça, je n'ai pas vraiment pu me régler avant le 8ème km, quand on est sorti de la ville et entré sur les bords de Loire et une fois que j'ai réussi à dépasser le ballon des 3h30 ce qui était aussi difficile à faire que d'effectuer un dépassement lors du Grand Prix de f1 de Monaco : obligé de passer sur les bas côtés, là où c'était gadouilleux. De plus, le marquage des premiers km était pour le moins "fantaisiste", mais c'est dû aux travaux en cours dans cette partie de Nantes. Donc, une première partie de course ne m'ayant pas facilité les choses. Passage au km 10 en 48'04" quand même, donc j'avais rattrapé un peu.

Par la suite (km15 en 1h11'50", km20 en 1h35'28") et jusqu'au km23, j'ai tourné à mon allure "cible", celle pour faire entre 3h20 et 3h25, avec un passage au semi en 1h40'38" (soit en réalité 1h39'47", vu que j'avais franchi la ligne de départ à H + 51"). Lors de cette partie du parcours, je n'ai pas été gêné par le vent comme je le craignais, mais je sentais bien qu'il n'était pas favorable non plus, donc je m'étais fixé le pont de Mauves (km23) pour essayer d'accélérer un peu. Mais en fait je me suis retrouvé avec un vent défavorable et j'ai été contraint de rester à 4'50/km, même qu'à un moment j'ai marché pour essayer de faire le point sur la stratégie avec mon coach (c'est moi mon coach Wink ). Restons patient jusqu'au 30ème et on verrait alors si ce vent allait continuer ou tourner et enfin souffler dans le bon sens. (km 25 en 1h59'54")
Jusqu'au km 30 j'ai maintenu une cadence de métronome (6km entre 4'51 et 4'49/km), mais je voyais bien que les pulsations augmentaient de plus en plus. Oh, certes, pas de beaucoup, de 150/153 jusque là, elles sont passées peu à peu à 154 puis 156 pour rester aux alentours de 158/159.
Au ravitaillement du 30ème km (2h24'07") je pris un peu de temps pour bien remplir ma bouteille et marcher quelques dizaines de mètres, mais je sentais bien que le ressort était un peu cassé. Que faire ? Continuer, de toute façon mis à part une blesssure ou une chute d'enclume sur la tête, je ne voyais pas ce qui pouvait m'arrêter.
Jusqu'au 35ème km (2h49'39") ma vitesse était redescendue sous les 12km/h alors que d'habitude c'est là où je produis mon effort.
Mais c'était sans compter avec l'enclume que je ne reçus pas sur la tête mais qui alla se fourrer dans mes bagages : une enclume dans chaque chaussure, vous vous rendez compte ! Et il y en a qui appellent ça se prendre le mur ! Laughing

La fin ? Désagréable alors que j'étais venu réviser cette portion qui devait être sympa : mais trop de vent de face, motivation quasi évaporée dans la chaleur, et je doublais quand même plein de coureurs qui étaient encore plus scotchés que moi, qui sprintais à fond de mes 11km/h avec quand même une petite pointe à 12 !!!

L'arrivée qui devait être sompteuse s'avéra être un soulagement : c'en était fini de cette course où j'avais imaginé de meilleures sensations.
Quelques douleurs étaient venues s'ajouter au mal être des 10 derniers km : celles qui me rappelèrent une ancienne pubalgie, il y deux ans quand j'avais dû finir mon marathon à vitesse 100km et exploser mon record du plus lent jamais couru. Impossible de lever les jambes pour allonger la foulée (bon, j'en vois qui rigolent et qui disent que de toute façon quand je cours, je ne les lève presque pas mes jambes Laughing ). Et bien là, imaginez ! La même chose en pire !

Mais ce soir, à H + 7, tout baigne.
Demain, j'essaie la récup active : petit footing et je verrai si j'étais dans un jour sans ou si j'ai accumulé trop de fatigue avec mon entraînement de bûcheron Laughing .

à+Fab***

Petit complément au premier CR en réponse à une question de Renaud (Rinox) :

rinox a écrit:
Bravo à tous les 2 et j'attends également vos CRs que je lirai avec plaisir.
Pour Fab, dommage car tu semblais confiant dans la tactique que tu souhaitais adopter...... En plus, tes derniers chronos étaient prometteurs....
Alors, pas si roulant que cela ce marathon ?
Sinon, dites nous vos impressions sur ce nouveau parcours.
Pour ma part, j'ai hâte de le courir.


Rebonjour Rinox
Sympa ce samedi après-midi d'avoir le temps de bavarder au stand de ton club.
Pour en revenir à tes questions, et après une bonne nuit de sommeil, disons d'abord que ma tactique prévue était celle que je mets en place habituellement, mais que cette fois-ci, l'adversaire a su contrer cette tactique  .
Je pense, et après en avoir discuté avec d'autres coureurs depuis, que la première partie du parcours constituait un bon piège et ne permettait en aucun cas de trouver sa cadence. Je m'explique.
D'abord, le départ, sur un grand boulevard qui se rétrécit pour nous faire emprunter le quai, certes magnifique mais peu propice à ce déferlement humain, qui plus est avec un secteur pavé et d'autres pièges à éviter du style de grandes flaques d'eau, des rails de train et d'autres petites choses qui ne sont visibles qu'au dernier moment quand on est en peloton. Bilan, passage en 6'08" au 1er km (dont les 51" de franchissement de ligne de départ).
Ensuite, après un peu plus d'1km, le premier pont qu'il fallait passer, donc une petite grimpette de 50m au moins suivie par une longue portion assez droite mais où il était néanmoins difficile de dépasser sans faire d'à-coups. Le km 2 ne devait pas être très bien placé car je le passais en 4'21", puis le km3 en 4'41".
Au bout de la ligne droite me rappelant l'ancien, le très ancien tracé, celui des années 90, et où l'on croisait la tête de course puis tous les poursuivants, il fallait faire demi-tour et croiser à notre tour nos poursuivants.
Le km4 passé en 5'21" me prouva que l'année prochaine l'organisation devra être un peu plus rigoureuse au sujet de l'information kilométrique car je n'avais pas du tout ralenti, au contraire, et je me retrouvais avec 40" de plus que le km précédent. J'espérais à ce moment que le km 5 allait quand même être bien positionné.
Peu avant ce km5, il fallait remonter sur un deuxième pont ce qui a encore une fois constitué une difficulté, et là je vis que mon chrono affichait 5'11" !! Soit 25'42" depuis le départ : de quoi perdre toute confiance dans l'indication du kilométrage. j'étais un peu perdu même si je me disais que bientôt ça allait rentrer dans l'ordre quand même. Il le faudrait bien car beaucoup devaient se trouver dans mon cas, un peu désabusés de voir ces kilomètres élastiques.
Par la suite, la traversée d'un quartier en rénovation, avec de nouveaux passages de pont, un coup au-dessous, un coup au-dessus, des travaux, et ce vent qui jusqu'alors ne se faisait pas trop sentir, tout était réuni pour que les sensations tardent à venir.
Heureusement, nous arrivions enfin sur les bords de Loire. Le km 6 était étrangement absent (peut-être quelqu'un l'avait-il volé   , je passais au km 7 en 34'03", ce qui voulait dire que j'avais fait les deux derniers km en 8'21" ! La bonne blague ! du 4'10" au kilo, mais faut pas rêver, moi qui n'avais pas bougé mon allure d'un pouce, restant avec le même groupe de coureurs depuis le km5.
Dans la foulée, je me retrouvais coincé derrière le groupe des 3h30' conduits de main de maître par Titi*, Transe Gaulois 2006, qui m'encouragea quand je dépassais son charter en profitant d'une partie dégagée mais boueuse. Je trouvais déjà que ce groupe était en avance par rapport à mon chrono et aux temps de passage pour faire 3h30', mais je me dis qu'ils avaient aussi subi les aléas du marquage pour le moins fantaisiste des premiers km.
Cette partie du parcours n'était pas si agréable que ça : passe encore pour faire une sortie longue le dimanche, mais dans le cadre d'un marathon, c'était limite surtout quand on voulait dépasser ne serait-ce qu'un coureur. Il fallait mettre les pieds dans de la gadoue par moments ou alors on devait attendre un peu avant de doubler. Il n'y avait qu'à regarder les mollets des arrivants pour se dire que le parcours avait ressemblé à une course nature et n'avait pas été bitume-bitume sur 42,195km. (km 8 en 4'32")

Pour la suite de la course, du km 10 au km 30, j'étais en territoire connu, sur le tracé des éditions précédentes, donc j'ai enfin pu courir comme je le souhaitais, à un rythme régulier. Les km semblaient être plus réguliers dans leur indication. Seul le vent vint jouer son rôle destructeur, ajoutant à la préfatigue nerveuse et physique des 10 premiers km "yoyo".

La fin de la course, plutôt la partie retour par le chemin boueux, ne fut pas très agréable (cf les deux enclumes que je transportais et l'apparition de douleurs au niveau de mon ancienne pubalgie) et je me démotivais peu à peu surtout que par la suite nous allions emprunter des portions de chemin mal entretenu à cause de travaux en cours, alors qu'à ce moment de la course j'avais plus envie de mettre le "pilote automatique", cet état où je cours en regardant défiler les traits blancs de la route sans penser à autre chose. Là, il fallait sans cesse regarder où mettre ses pieds, et surtout les lever, pour ne pas se prendre un caillou ou une flaque d'eau ou quelqu'autre cochonnerie.
Je n'avais qu'une hâte, que cela se finisse, et je savais qu'il restait un pont à passer, je décidais de le franchir en marchant ce que je fis jusqu'à ce que j'aperçoive Xav qui m'encouragea. Mais le ressort était cassé. Et dire qu'il restait 3km et demi en pleine ligne droite, face au vent, à 11km/h, je ne profitais même pas de l'éléphant qui était en marche (pour ceux qui s'étonnent de la présence d'un éléphant à ce moment de la course, soyez rassurés : le Fab*** n'avait ni fumé la moquette ni pété un câble ni abusé des amphétamines, mais il s'agit d'une animation (vous connaissez la troupe Royal De Luxe ?) sur le site de l'île de Nantes).
Bref, l'éléphant était en marche mais ça ne m'a pas plus changé les idées que ça. Trop envie d'arriver pour enfin marcher et calmer ces douleurs pubiennes qui étaient apparues au fil des derniers 10 km.

Donc pour répondre à la question de départ, et tant pis si vous avez dû vous coltiner un deuxième CR  , Alors, pas si roulant que cela ce marathon ? , et bien non, pas si roulant que ça. Il est usant au début (les 10/12 premiers km) et à la fin (les 10/12 derniers km), et dans la partie du milieu, les 20km environ où l'on doit courir à sa vitesse de croisière, il faut réussir à s'économiser, ce qui n'a été possible qu'en partie en raison des vents tournants qui ont continué leur travail de sape.

On ne jettera pas la pierre aux organisateurs, nul doute que la prochaine édition sera meilleure : les travaux seront achevés, les kilomètres plus précisément indiqués, et il n'aura peut-être pas tant plu les jours précédant la course. Par contre, le vent, lui, sera toujours présent, c'est le lot des marathons où l'on suit de longues portions dans une même direction.

Mon chrono décevant par rapport aux dernières compétitions peut venir de cette accumulation de petits détails, mais je pense sincèrement que cela vient plus de ma préparation non adaptée au marathon et plus spécifiquement orientée vers les 42,195km + 57,805km = 100km.

J'ai rencontré des copains qui ont battu leur record, j'en ai vu d'autres (plus nombreux) qui ont explosé, le premier gagne en 2h29', chrono dans la tradition à Nantes quand il n'y a pas de grosse pointure au départ. La première féminine met 2h42' et finit 17ème au scratch.
Les meneurs d'allure de 3h et de 3h30 se sont retrouvés progressivement de moins en moins suivis, les coureurs lâchant prise peu à peu dans les 10 derniers km.

à+Fab***

Deux jours avant mes 18 ans de course à pied, j'ai pris part à mon 50ème marathon. Ce fut le Marathon de La Rochelle qui servit de support à ce nouveau cap dans ma pratique.

Par chance, j'ai pu partager cette fête de la course à pied avec des coureurs que je connaissais déjà comme Damien (gourdoda), Arnaud (arnbou), Renaud (rinox)... et d'autres dont je fis la connaissance "en vrai" et pas sur le forum tels les deux Eric (le rochelais et morales), pgaz ...

Le retrait des dossards et le pot commun pris à l'Aquarium de La Rochelle furent des moments très sympas à vivre. Mais comme il fallait rejoindre nos lieux respectifs d'hébergement, nous nous quittâmes plus tôt qu'on l'aurait souhaité.

Après une bonne nuit, le réveil ne se fit pas trop difficilement. Seul petit bémol, il pleuvait. Certains l'avaient prévu, d'autres étaient encore sceptiques la veille, comme moi. Mais il fallait bien se rendre à l'évidence : nous allions être mouillés avant le départ et pendant la course. La température en revanche n'était pas trop fraîche et on allait vite se réchauffer une fois la course lancée.

Les dossards de couleur permettaient de trouver une place dans l'un des sas prévus à cet effet, j'étais dans le bleu ce qui augurait que je franchirais la ligne en moins d'une minute après le coup de feu de départ. Tout le monde s'agglutinait peu à peu, la chaleur humaine permettant aux organismes de rester à bonne température. Deux ou trois minutes avant le départ, quand les sas s'ouvrirent, un troupeau de sac poubelles et autres t-shirts nous survola pour aller s'échouer sur les trottoirs environnants : ça allait être l'heure !

Compte à rebours : 10,9,8,7,6,5,4,3,2,1 PAN ! La course était lancée, mais je n'avais pas avancé d'un pouce. Je franchis la ligne de chronométrage officieux après 45", mais ce temps-là ne m'intéressait pas, c'est le temps officiel qui compte pour moi. J'avais prévu de rattraper ces dizaines de secondes sur les 10 premiers kilomètres, donc rien ne servait de se stresser et de se dépêcher.

Je me fis dépasser par "le ballon" (ou plutôt la "manche à air") des 3h30' et me demandais ce qui se passait. Le coureur à qui je posais la question me répondit qu'il souhaitait le plus rapidement possible être dans les temps, soit 5'/km d'où son accélération. Je le laissais filer, le gardant néanmoins à vue, une cinquantaine de mètres devant moi. C'est alors que gourdoda et arnbou ainsi que leurs deux copains me dépassèrent. Je les laissaient filer sachant que nous n'avions pas les mêmes objectifs ni la même gestion de course : j'avais opté pour un negativ'split avec une accélération à partir du 30ème kilomètre. J'avais le temps.

Le passage prévu au km5 se fit en 24'50" soit une minute de gagnée par rapport aux prévisions (26'), je me calais sur un tempo de 4'48/4'50 au kilo, mais je me retrouvais vite "coincé" derrière le gros paquet des 3h30' dont le meneur avait trouvé la juste allure. J'étais plus rapide qu'eux et décidais, après avoir un peu été ralenti, de les dépasser et de profiter du ravitaillement du 10ème km pour les distancer puisque je ne m'y arrêtais pas. J'avais déjà "zappé" le premier ravitaillement, transportant mes bouteilles à la main, et j'en fis de même. Les douleurs aux jambes que j'avais eues depuis le départ avaient disparu depuis deux ou trois kilolmètres. Le km10 fut passé en 48'58", soit avec 2' d'avance sur mon programme, je n'allais quand même pas m'arrêter et attendre. Le profil du parcours et les boulevards plus ou moins exposés aux vents faisaient osciller ma cadence entre 4'37 et 4'51" au kilo, le km15 fut passé en 1h12'30" (avec 2'30" d'avance), je m'étais débarrassé de ma première bouteille au ravito, et je me retrouvais avec une envie pressante : je m'arrêtais et repartis en n'ayant laissé que 25" de débours pour cet "arrêt aux stands". Les 10 kilomètres suivants ont été courus avec une assez bonne régularité : entre 4'42" et 4'54" suivant la présence de ravitaillements ou non. Passages aux km20 : 1h36'48", semi : 1h42'03", km25 : 2h00'43".

Aux alentours du km27, je m'aperçus que les km avaient tendance à "être plus longs", je ne les courais plus qu'en 4'50 ou 5'. Etaient-ce les prémices du mur ? Non, je pense que c'est cette partie du parcours qui était la moins intéressante et la plus "vallonnée" si l'on peut dire, mais les quelques faux-plats étaient amplifiés par l'accumulation des kilomètres. Je décidais donc de reprendre le contrôle de ma course et de ne pas me laisser endormir par un rythme "pépère" qui m'aurait fait perdre du temps : le km 30 en 2h24'57" (avec un dernier kilo en 4'29") marqua le début d'une accélération qui durera 6 kilomètres, histoire de tester jusqu'où je pouvais maintenir ce ryhtme. Des douleurs abdominales (pubalgie) et au niveau des adducteurs s'étaient réveillées, ainsi je préférais tout donner maintenant, puisqu'il restait 12km, soit moins d'une heure de course, quitte à exploser sur la fin, j'aurais toujours quelques ressources pour m'arracher et atteindre mon objectif : ça, c'était mon état d'esprit sur le moment, et comme j'avais prévu d'accélérer au 30ème, je voulais garder ma ligne de conduite.

Km 35 en 2h48'31", soit 23'34" sur les 5 derniers km, ça allait, même si je souffrais de plus en plus, ayant du mal à allonger la foulée tellement les adducteurs étaient douloureux. Mais je sais "mordre dans le bâton" quand il faut et je m'accrochais, me débarrassant au passage de ma ceinture porte-bidons pour desserrer l'étreinte autour de mes hanches. A partir du km 37, les kilomètres devinrent plus difficiles à courir, mais comme je doublais beaucoup de coureurs je ne faisais pas trop attention au rythme qui était descendu à 5'10"/5'15" au km, et j'ai eu un gros trou de mémoire, ne sachant plus où j'en étais de ma course : cela dura le temps de repasser devant une borne, celle du km38 où je m'aperçus que mon avance fondait peu à peu sur mes 3h25' escomptés. Je repris le contrôle et effectuais les derniers en me disant " plus que 3,2km soit 8 tours de piste, puis 2' après, plus que 7 tours ... C'était ma façon de gérer cette fin de course qui était devenue extrèmement difficile pour moi. Le km 40 en 3h13'58" ne me laissais guère le temps de flâner : j'avais 11' pour les faire, ça devrait passer.

La fin de course, toujours magique à La Rochelle à cause des très nombreux spectateurs présents, se passa bien, même si les douleurs étaient maximales, mais "un marathon sans souffrir, ce n'est plus un marathon" comme j'ai pu entendre ici et là, en tout cas, pour mon 50ème, j'avais donné ! Je terminais en 3h24'41", temps officiel (à confirmer) et en 3h23'56" temps puce (à confirmer aussi).

Je mis quelques minutes avant de bien récupérer, de rendre la puce, de mettre mon nouveau coupe-vent rochelais, d'attraper mes huîtres au passage, de discuter avec des coureurs puis de rejoindre les copains et ma femme qui m'attendaient.

J'étais content pour gourdoda et pour arnbou pour leurs records respectifs, n'ayant pas pris part au jeu des pronostiques sur lequel des deux allait arriver avant l'autre. Bravo aussi aux autres AE qui ont réalisé moins de 3h20'. Il ne restait plus qu'à attendre les deux Eric (le rochelais et morales) ainsi que jérôme et son copain pas encore arrivés.

Mais j'avais trop froid, les mains blanches, les lèvres violettes, je décidais de rentrer à l'hôtel pour prendre une bonne douche et surtout pour me réchauffer, alors je quittais les amis avec un peu de regret de n'avoir pu rester discuter autour d'une mousse ou d'un chocolat chaud.

En tout cas, ce fut une belle journée pour moi, à la hauteur de ce que j'espèrais pour ce 50ème marathon.

J'espère en vivre d'autres comme ça. Normalement, le prochain sera Nantes en avril 2008.

à+Fab***

Avant-propos.

Autrefois le marathon de Nantes empruntait les quais. Mais sous la pression "imbécile" des automobilistes, le dit marathon de Nantes s'est progressivement fait chasser du centre ville et des quais. Aujourd'hui, le parcours sort de Nantes pour rejoindre les bords de Loire à Sainte-Luce, Thouaré, Mauves, La Chapelle Basse Mer, Saint-Julien de Concelles, puis on revient dans les quartiers Est de Nantes par Thouaré et Sainte-Luce.

Le CR:

Avant de vous raconter ma journée, je donne tout de suite le score : 3h26'51". Pour un objectif de moins de 3h30' : ça va je suis content, mais je n'avais pas beaucoup de marge, comme quoi j'ai bien fait d'avoir un objectif modeste.

Tout a commencé par ...

"Il est 5 heures, et Fab s'éveille ... " tout comme dans la chanson de jacques Dutronc, mais le réveil était réglé sur 6h15 et je me suis donc réveillé plutôt que prévu. Après quelques hésitations pour savoir si je fais "la grasse matinée" jusqu'à 6h15 ou si je me lève, mange et me recouche. J'opte pour la seconde solution.

Donc je me lève, prends mon petit déjeuner, à savoir, un bol de café noir sucré pour faire passer mon Gatosport aux fruits rouges qui, soit dit en passant, est délicieux et passe mieux que celui au chocolat. Je me recouche une demie heure après en réglant à nouveau le radio réveil sur 7h.

Après 1h30 de somnolence, je décide de me lever et de me préparer. Comme je n'habite qu'à un coup de rocade du départ (soit 20'), j'ai le temps. Sparadrap pour protéger les têtons, crème Nok sur les pieds, ajustement des chaussettes presque neuves, mise en place du cardio, enfilage de la tenue, celle que j'ai décrite à Airv44, le short gris anthracite Nike et mon maillot "pourri" de club (je l'aime bien, il a des trous, mais il ne brûle pas avec les frottements) et les super chaussures pour hyperpronateurs customisées avec mes semelles orthopédiques dedans : les Mizuno Alchemy 6.

7h30 je quitte sans faire de bruit la maison, 7h50 j'arrive sur le parking et me gare à ... 50m de la ligne de départ.

Peu à peu les voitures arrivent, et de ce presque grand désert d'asphalte jonché de détritus, restes d'un match nul entre Nantais et Lensois, il ne va plus bientôt y avoir de place pour se garer.

J'allais partir vers le stand de retrait des dossards pour voir s'il n'y avait pas quelques connaissances, que quelqu'un vient frapper à mon carreau : oh, surprise ! c'est Arnbou qui m'a trouvé. Nous passerons la petite heure qui nous sépare du départ ensemble à discuter et à nous ballader autour du site du départ.

Son objectif aujourd'hui est de préparer Chavagnes en Paillers et donc de tourner en moins de 4h. Il a "failli hésiter" à partir sur le même rythme que moi (5' à 4'50"/km) mais la sagesse l'a emporté : il va s'en tenir à sa ligne de conduite (mais j'ai bien senti que ça le démangeait). On en a profité pour se faire prendre en photos pour marquer le coup.

Après avoir rencontré et salué beaucoup de connaissances, voilà enfin l'heure du départ ! (Ouf me direz-vous, car le blablabla de Fab y'en a marre lol) ...

1090 coureurs au départ et 12" pour franchir la ligne en faux-plat montant, le rythme est vite pris, le cardio reste cool... Passage du 1er km en 5'05", du 2ème en 4'44", du suivant en 4'41", puis 4'50", le réglage de l'allure est nickel si bien que je passe le KM5 en 24'05". Les sensations sont bonnes, le cardio reste à 140/145 avec des pics à 150/155 (interférences ? je crois). Le passage au KM10 devrait se faire sur les bases de 48', mais un arrêt "pipi" va me faire perdre 45" : 48'44" au KM10, puis le défilé des kilomètres entre 4'42" et 4'54" en fonction des "bouchons" va durer jusqu'au semi. KM15 en 1h12'51", KM20 en 1h36'35", SEMI en 1h41'57". Rendu ici, un peu avant le 20ème km en fait, j'ai eu le plaisir de saluer Airv44 qui ne me connaissait pas plus de vue que moi, mais deux coureurs d'AE, ça sait se reconnaître (lol). Il faut dire que je lui avais fait une dscription assez fidèle de l'animal Fab en question qu'il n'a pas eu trop de difficultés à m'identifier. Saaaaaluuuuut ! qu'on s'est dit, mais je n'avais pas trop de temps pour discuter.

D'autant plus que la partie qui suivit le passage sur les ponts de Mauves sur Loire et les points 20, 21 et semi me firent espérer un chrono aux alentours de 3h25' au final, voire même un petit 3h24' de derrière les fagots si je faisais un negativ'split. Mais, je n'ai pas osé la gourmandise et bien m'en a pris car un point de côté arriva vers le 22ème km et à partir des KM25 et 26, avec le nouveau passage sur des ponts (ceux de Thouaré sur Loire cette fois) j'ai commencé à me désorganiser et à perdre quelques repères. (KM25 en 2h00'27").

Les premiers symptômes furent de flâner aux ravitos suivis par un certain plaisir à marcher, certes sur une vingtaine de mètres à chaque fois mais ça faisait tellement de bien à mon point de côté qui semblait diminuer. Mon chrono ne s'en est pas trop ressenti : KM30 en 2h25'07" (soit tout de même 24'40" pour faire les 5 derniers km).

Le long arrêt au ravito du 30ème me fit prendre conscience qu'à ce rythme j'allais commencer à grappiller de mon matelas "express pour les moins de 3h30' ", alors je décidai d'accélérer un peu afin de voir ce que la "bête" avait encore dans le ventre et si elle avait encore assez de réserves pour les 12 bornes qui restaient à parcourir. Cette embellie n'a duré que 3km et je suis passé au KM35 en 2h50'10" (25'03" pour les 5 derniers km). A ce stade de la course, beaucoup de coureurs avaient pris le mur, et ça faisait un moment que je doublais des concurrents ralentis par une fatigue précoce; je me fis doubler uniquement par trois coureurs que je décidai de prendre en filature puis de garder en ligne de mire au gré des ravitos. Quelques douleurs dorsales et lombaires plus tard ainsi qu'un nouveau point de côté, à droite cette fois, eurent le bon goût de me rappeler que l'objectif initial était "moins de 3h30' ", alors devais-je payer cash un péché de gourmandise ? La raison reprit le dessus et je décidai d'assurer le coup et de me faire plaisir sur les 2 derniers km. KM40 en 3h16'15" soit + 26'05" en 5km, un dernier faux-plat montant (une côte quoi ! ), avant le km41 et après je pus lâcher ce qui pouvait encore l'être pour terminer en 3h26'51", à la 314ème place.

Content d'en avoir terminé et au final pas du tout déçu par le chrono. En ce moment, je ne vaux pas mieux donc il n'y a pas de regrets à avoir... Et il y a Chavagnes dans 5 semaines et cet objectif-là, je ne veux pas le rater (moins de 10h30, voire s'approcher des 10h et pourquoi pas mettre moins de 10h).

Peu après l'arrivée, j'eus le plaisir de rencontrer ou de revoir plein de connaissances (coureurs de mon club et d'autres club de la région, collègues de travail, cent bornards, Transe Gaulois (JBJ et Philou), et enfin Arnbou qui, fidèle à sa ligne de conduite, arrive en 3h50 environ. Content de lui, il s'est fait plaisir sur les 9 derniers km en accélérant. Il en dira plus sur son blog.

Au bout d'une heure après mon arrivée, nous sommes repartis vers les parkings en traversant tout le Parc des Expositions. Nous n'avons même pas bu notre petite mousse (signe de reconnaissance entre AE lol), car il aurait fallu revenir aux voitures puis rerentrer dans la Foire Internationale et redescendre les marches qu'on venait de monter et qu'il aurait fallu remonter encore. La fatigue étant quand même présente, nous nous sommes quittés en nous donnant rendez-vous à Chavagnes.

à+Fab**

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